À Piano d’Arta, la Réforme, l’Inquisition et la mémoire carnienne rencontrent la géographie du roman.

Les sources historiques évoquent Giovanni, ou Zuan, della Guartanuta, habitant de Piano d’Arta, en contact avec les milieux réformés des territoires germanophones. La lecture directe de la Bible et sa prédication personnelle le placèrent dans le champ de l’autorité religieuse au XVIe siècle.
Une profession de foi liée à Zuan est conservée dans la documentation inquisitoriale d’Udine. Son histoire rappelle que la Carnia n’était pas isolée: marchands et cramârs franchissaient les Alpes et transportaient avec les marchandises des livres, des nouvelles et des idées religieuses.
Dans La Resa dei Conti nel Giardino della Serenissima, Isabella Cortese arrive à Casa Pianese pendant une nuit d’hiver. Le roman fait dialoguer deux connaissances poursuivies: la dissidence religieuse de Zuan et le savoir alchimique d’Isabella.
La maison devient donc une étape littéraire autonome. L’attribution romanesque à Casa Pianese reste clairement distincte des données historiques documentées sur Zuan della Guartanuta.